Intempérie de Jesus Carrasco

Rencontre avec Martine, membre du comité prix et bénévole à la bibliothèque de Mésanger

Regard sur un des livres de la sélection du Prix "Lire en Pays d'Ancenis" 2016/2017 : Intempérie de Jesus Carrasco- ed. Robert Laffont

Martine de la Bibliothèque Les mille et une pages tenant un livre devant un rayonnage

Prénom : Martine

Bibliothèque : Les mille et une pages à Mésanger

Fonction : Membre du comité prix et bénévole

Le résumé de Martine

 

"Le roman débute par la fuite d’un jeune garçon. Il commence un périple pour survivre dans une nature hostile où il n’a pas plu depuis des mois et dénuée de toute forme de vie. Quand la faim et la soif se font sentir, le garçon rencontre un chevrier. Les deux hommes s’apprivoisent et affrontent le quotidien ensemble pour trouver un lieu d’hospitalité dans les villages voisins. Ils font étape dans un château en ruine mais sont rapidement repérés par l’alguazil (maire du village), chef tout puissant et violent à la recherche du garçon. Le vieil homme et l’enfant vont devoir s’extirper d’une situation complexe et affronter l’aridité de la terre qu’ils foulent."

Couverture du livre Intempérie de Jesus Carrasco- ed. Robert Laffont

Qu'avez-vous préféré dans ce roman ?

Le début du roman est très beau. Le lecteur apprend que le garçon a fui, il se cache et tente de survivre. On est tout de suite plongé dans l’histoire. Il y a aussi une belle histoire de transmission de valeurs : la dignité humaine, les gestes de survie… Tout est beau dans ce roman, il m’a beaucoup marqué, je l’ai même acheté. Avec ce roman c’est tout ou rien, soit on accroche soit on le met de côté.

 

Quel message émane du livre ?

 

Je pense que l’auteur a voulu montrer son attachement à ses racines. Il exprime l’importance de la terre dans la vie humaine, le rapport entre l’homme et la nature. Dans ce roman les personnages survivent plus qu’ils ne vivent. L’homme doit résister à la violence de la nature et à celle des hommes, c’est un sujet intemporel. Une citation m’a beaucoup touchée : « En fin de compte, il était fils de la terre tout autant que les perdrix et les oliviers ».

 

C'est un roman hors des sentiers, pourquoi ?

 

L’écriture est peu commune. Il y a de longues descriptions ponctuées de rares dialogues. Les mots sont choisis avec précisions, le lecteur peut parfaitement imaginer le fil de l’histoire. Le style est minimaliste, nous n’avons aucune indication de lieu, de date, ni même de prénom pour les personnages. Cela rend le roman intemporel, l’histoire pourrait arriver à n’importe quelle époque. L’écriture fait le livre sans aucun doute. 

 

Trois mots pour décrire l'histoire...

Force, Intensité et Nature