Suivi et information de la qualité de l'air

Le territoire jouit d'une bonne qualité d'air

En juin 2016, la Communauté de Communes du Pays d'Ancenis a adopté un projet de Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) pour la période 2016 – 2021. L’action 25 de ce Plan prévoit la mise en place d’un suivi de la qualité de l’air sur le territoire : afin d'avoir une vision plus précise des émissions de polluants, il a été décidé un suivi annuel des taux de concentration de ces particules. Jusqu’en 2017, les stations de mesures les plus proches se situaient sur Nantes et Angers et ne donnaient pas de données réelles sur la qualité de l'air du territoire de la COMPA.

Cette action, en place depuis l’hiver 2017, répond à deux objectifs :

  • surveiller l’évolution de la qualité de l’air pour définir les actions d’amélioration
  • informer les habitants pour notamment les sensibiliser et engager des changements de pratiques.

La Communauté de Communes du Pays d'Ancenis a confié à Air Pays de la Loire une mission de surveillance de la qualité de l’air du territoire sur 3 ans. La station de suivi se situe sur la commune d’Ancenis.

Pour la première année de suivi (hiver 2017 – printemps 2018), il a été constaté que les niveaux de pollutions enregistrés à Ancenis sont représentatifs d’un milieu urbain de fond avec une influence du trafic automobile plus faible qu’à Nantes et Angers.

Liste et origine des particules suivies

  • Dioxyde soufre (SO2) : Les émissions de dioxyde soufre, SO2, sont principalement liées aux rejets industriels et au raffinage du pétrole. Le SO2 est présent en majorité sous les vents des établissements industriels ayant des rejets importants. Ce polluant a des effets irritants sur les muqueuses, sur la peau et sur les voies respiratoires supérieures.
  • Les particules fines dites PM 10 et PM 2,5 : Les émissions de ces particules fines sont principalement liées à l'agriculture et à l’industrie pour les PM10, au chauffage au bois et à l'usure des routes pour les deux tailles de particules. Selon leur taille, elles pénètrent plus ou moins profondément dans l'arbre pulmonaire. Leurs effets sont irritants pour les voies respiratoires et les particules fines peuvent altérer la fonction respiratoire. Certaines d'entre elles peuvent être mutagènes et cancérigènes.
  • Le monoxyde de carbone (CO) : est un gaz incolore, inodore et inflammable. Il est lié à la combustion incomplète de matières organiques et de produits pétroliers. Les niveaux élevés sont relevés près des voies de circulation à fort trafic dans des espaces couverts et dans les habitations équipées d'un système de chauffage défaillant. Il provient donc en majorité du secteur industriel et des transports routiers. Ce polluant a pour effet de se fixer à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang conduisant à un manque d'oxygénation de l'organisme.
  • Le dioxyde d’azote (NO2) est principalement émis par les pots d'échappement des véhicules. C'est pourquoi ce polluant est surtout présent près des voies de circulation. Ils sont présents également sous les vents des établissements industriels. Ils proviennent également des déjections animales liées à l’élevage. Ce polluant est irritant pour les bronches, il contribue à l’acidification des milieux naturels et à la production d’ozone.