Le projet

Le projet débute par une étude menée en 2014. Cinq emplacements sur le pôle urbain Ancenis/ Saint-Géréon sont analysés. Le quartier de la gare est retenu.

Plusieurs avantages

  • Facilité d’accès : avec les travaux liés à la réalisation du Pôle d’Echanges Multimodal (PEM), le quartier va évoluer, les accès vont être facilités sur ce quartier.
  • Parking extérieur : de nouveaux stationnements seront réalisés dans le cadre des travaux du PEM. Ils serviront également pour le cinéma.
  • Proximité du centre ville et de lieux de restauration
  • Friches industrielles

Le choix de l’implantation marque une réelle volonté politique de privilégier un aspect qualitatif plutôt que fonctionnel du projet.

Le modèle préconisé  

  • Un marché potentiel de 69 000 entrées annuelles, une base de 11 séances hebdomadaires sur 52 semaines soit un projet de 540 fauteuils.
  • 3 salles dont une salle de grande capacité (au moins 300 places). Plusieurs catégories de films pourront être diffusées, simultanément.
  • Un cinéma de nouvelle génération : il s’agit de prendre en compte les évolutions du numérique, des systèmes de son et le confort des projections. L’équipement technique devra simplifier sa gestion via par exemple la commande centralisée des projections dans la salle, la mise en place d’une salle de projection unique ou l’équipement d’une borne d’accueil multiservice pour le confort des spectateurs et de l’exploitant.

Acquisition des terrains par la COMPA

L’acquisition du terrain, décidée par le bureau communautaire du 11 juin 2015, a été signée le 17 décembre 2015 à l’issue des travaux de démolition et de dépollution du site.

C’est en effet à cette date, que Jean-Michel Tobie, président de la COMPA et Marcel Braud, président du conseil d’administration de Manitou BF, ont signé l’acte de vente du terrain destiné à accueillir le futur complexe cinématographique du Pays d’Ancenis. Il s’agit d’une parcelle de 4 000 m2, située à l’angle des avenues de la Libération et Robert Schuman. Prix de vente : 480 000 € soit 120 €/m2.

Compte tenu de la spécificité et du calendrier de l’opération projetée, la COMPA a mandaté Loire Atlantique Développement, Société publique locale, pour réaliser le complexe en son nom, pour le compte et sous le contrôle de la COMPA. La programmation de l’opération a été pilotée par la COMPA en association avec le cabinet ARCHI-made, Assistant maître d’ouvrage.

La COMPA a estimé un coût de construction du bâtiment de 3 000 000 d’euros HT (hors acquisition foncière, prestations intellectuelles et équipements techniques) et un coût d’équipement techniques à 400 000 euros HT.

Le concours de maitrise d’œuvre

Le montant de l’opération et la nature des prestations attendues imposaient le lancement d’un concours de maîtrise d’œuvre consistant en un appel d’offres restreint se déroulant en deux phases (sous couvert d’anonymat) : d’abord la sélection des quatre meilleures candidatures parmi les 49 reçues puis le choix d’un lauréat parmi les candidats admis à concourir (et à qui la COMPA avait transmis le programme d’architecture). Cette procédure a été conduite par la COMPA assistée par la SELA et des architectes qualifiés. Le lauréat du concours a été choisi par le bureau communautaire du 25 février 2016 et le conseil communautaire du 17 mars est chargé d’attribuer le marché sur la base de la désignation du lauréat.

Le marché ne sera formellement passé qu’au jour de sa signature après information des candidats.
Le lauréat du concours désigné par le bureau communautaire :

  • TRACE ARCHITECTURES : Arnaud DELACHAPELLE – HEM(59) (Mandataire de l’équipe de maîtrise d’œuvre, conception architecturale, management de projets, économie des lots architecturaux, OPC)
  • SCP Odile COCHARD et Alain LE PORT - Alain LEPORT – Ancenis (44) (Architecte associé)
  • PROJEX - Antoine GROLIN Tremblay (95) ( Bureau d’études techniques structure, électricité courants forts, courants faibles, fluides, thermique, SSI, VRD ; Economie des lots techniques)
  • DIAGOBAT – Eric NOEL Villeneuve d’Ascq (59)- (Bureau d’études acoustique)
  • ECB -Gérard GUENNEUGUES- Dompierres sur Yon (85)- (OPC)

Le cabinet Trace Architectures a montré une expérience solide dans la construction de complexes cinématographiques comparable à celui projeté par la COMPA : le Cinos à Berck-sur-Mer complexe de 566 places sur 3 salles et le nouveau Cinema paradiso à Noyon (60)- 4 salles, 3315 m2.

Le choix du jury sur l’appréciation des projets s’est fait en fonction de différents  critères :

  • la maîtrise et la bonne interprétation des exigences et contraintes du programme,
  • la qualité architecturale du projet et insertion dans le site (parti d’aménagement du site et conception du bâtiment objet du concours)
  • l’adéquation du projet avec l’enveloppe financière prévisionnelle du maître d’ouvrage et la note méthodologique,
  • la pertinence de la démarche de développement durable, notamment au regard de l’exploitation et de la maintenance futures du bâtiment.

Le lauréat présente un bâtiment répondant aux différentes contraintes urbaines. L’ouverture se fait vers la gare mais il s’articule très bien avec l’axe Schuman (cœur de ville) et le développement du futur quartier. Il traite habilement du rapport à la ville.
La conception privilégie une volumétrie intéressante et contemporaine, le confort du spectateur, une bonne visibilité sur les différents accès.

D’un point de vue de son exploitation, le projet présente d’importantes qualités tant pour la gestion des flux à l’intérieur du bâtiment, que pour la disposition des salles ou l’entretien des locaux. L’ensemble du bâtiment est en accessibilité, la salle de projection est un espace unique doté d’un appareil correspondant à chaque salle. Le bâtiment est très compact limitant les consommations énergétiques, l’éclairage naturel est généreux et maîtrisé, la maintenance est facilitée par la compacté et des surfaces vitrées accessibles.