Communauté de communes du Pays d'Ancenis

Mis à jour le 02 Octobre 2026

Ces châteaux qui regardent la Loire

5 octobre 2026

Entre Ingrandes-Le-Fresne-sur-Loire et Le Cellier, les châteaux jalonnent les bords du fleuve. Anciennes forteresses médiévales ou demeures de plaisance de l’époque moderne ou du XIXe siècle, ils sont un élément indissociable des paysages de Loire.

Le temps des châteaux-forts

Au Moyen-Âge, les seigneurs bâtissent des châteaux pour s’assurer le contrôle du fleuve : contrôle militaire, mais aussi économique avec la perception de péages sur les marchandises circulant sur la Loire. 

Le château de Varades, sur le coteau de la Madeleine, domine un bras du fleuve. Il est abandonné à la fin du Moyen Âge, mais conserve encore des ruines évocatrices de son importance passée. 

Les puissants seigneurs d’Ancenis élèvent leur château au pied du coteau rocheux qui porte la ville. La Loire baigne ses murs. 

À la fin du XIVe siècle, les seigneurs d’Oudon abandonnent leur château de Vieillecour, sur les bords du Havre, pour se rapprocher de la Loire. Le château qu’ils édifient, avec son haut donjon polygonal (la « tour d’Oudon »), est aujourd’hui un des monuments emblématiques du Pays d’Ancenis. 

Au Cellier, les vestiges de la forteresse de Châteauguy ont laissé la place au début du XIXe siècle aux étonnantes constructions des Folies-Siffait.

Les châteaux de plaisance

À partir du XVIe siècle, le souci défensif s’estompe. Place aux résidences de plaisance. Les châteaux s’ouvrent sur le paysage. 

  • Le château d’Ancenis se dote d’un nouveau logis dans le style de la première Renaissance. 
     
  • Le château de Clermont au Cellier est célèbre pour avoir été la propriété de l’acteur Louis de Funès de 1967 à 1983. Mais c’est aussi l’un des joyaux architecturaux du Pays d’Ancenis. Surplombant la Loire, sa façade monumentale de brique et de pierre et ses hauts toits d’ardoise sont caractéristiques du règne de Louis XIII. Le XIXe siècle est riche en nouveaux châteaux.
  • À Varades, l’industriel François Briau qui avait fait fortune en Italie dans la construction des chemins de fer, élève un grand château de pierre et de brique à peu de distance des ruines du château médiéval qu’il remanie et intègre à son parc. L’architecte Édouard Moll s’est inspiré des palais italiens pour sa construction. 
     
  • À Saint-Herblon, le château de Juigné remplace une demeure plus ancienne. 
     
  • À Saint-Géréon, le château de l’Écochère construit par la famille Bedeau a été largement remanié au début du XXe siècle, mais conserve une belle chapelle du XVIIe siècle. 
     
  • À Oudon, la maison de Haute-Roche, édifiée en 1857, se donne des allures de château avec ses tourelles cylindriques au toit en poivrière. 
     
  • Au Cellier, la famille Juchault des Jamonières édifie le manoir de la Vignette, bijou d’architecture néo-gothique. 

Tous ces châteaux sont autant de balcons sur les paysages de la Loire et de ses coteaux.

Les travaux du XIXe siècle ont souvent transformé les sites, séparant les châteaux du fleuve avec lequel ils étaient en relation directe. La construction du chemin de fer sur la rive droite de la Loire les a privés de l’intimité qu’ils entretenaient avec la Loire. À Ancenis, les poids lourds défilent devant les murs du château autrefois baignés par le fleuve et aujourd’hui en grande partie enterrés depuis la construction des quais vers 1850. Seules quelques gravures ou peintures en témoignent encore.

Rédaction et visuels : Association de Recherche de la Région d'Ancenis (ARRA)

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