Communauté de communes du Pays d'Ancenis

Mis à jour le 28 Janvier 2026

Comment se déplaçait-on autrefois en Pays d'Ancenis ?

9 février 2026

Les moyens de déplacement ont varié depuis le XVIIIe siècle.

On se déplace en bateau.

La Loire transporte des voyageurs et toutes sortes de marchandises : pierre de tuffeau, sel, grains, bois, sucre des îles, morue séchée... Au XIXe siècle, le port d’Ancenis expédie le charbon de Mouzeil, et le port d’Ingrandes, le charbon de Montrelais. Les bateaux à vapeur transportent des voyageurs entre Nantes et Angers et font escale à l’embarcadère d’Ancenis. Les autres rivières ne sont guère navigables. 

Pour traverser la Loire, il faut prendre le bac. Le premier pont, celui d’Ancenis, n’est ouvert à la circulation qu’en 1839. D’autres sont construits ensuite à Varades (1852), Ingrandes (1868), Oudon (1890). En juin 1940, l’Armée française les fait sauter pour tenter de contenir l’invasion allemande. On revient aux bacs. À Ancenis, un pont provisoire permet la traversée à partir de 1943 en attendant un nouveau. La reconstruction des ponts commence par celui d’Ancenis (1949-1953) et ne s’achève qu’en 1976 avec réfection partielle du pont d’Oudon.

On prend la route à pied ou à cheval.

Les charrettes tirées par des bœufs transportent les marchandises. L’axe principal est la route Nantes-Angers, successivement royale, impériale, nationale et aujourd’hui simple départementale. Héritière d’une voie gallo-romaine, elle suit la vallée de la Loire. Elle fait l’objet de grands travaux au XVIIIe siècle pour mettre la chaussée à l’abri des inondations (à Ancenis), reconstruire les ouvrages d’art (pont de la Davrays à Ancenis, pont Neuf à Anetz…) et dévier le tracé pour éviter les agglomérations qu’elle traversait jusqu’alors (Ingrandes). 

Au XIXe siècle, les lacets d’Oudon à flanc de coteau remplacent la Côte Saint-Aubin trop raide pour les attelages. Les lacets sont à leur tour abandonnés en 1968 au profit d’un tracé rectiligne à l’extérieur du bourg. La même année à Ancenis, un nouveau tracé de la route évite le centre de la ville. Suivant un cheminement parallèle à la route, la section Angers-Nantes de l’autoroute A 11 est mise en service au début de 1981. En dehors des grandes routes, les chemins sont souvent impraticables et ne s’améliorent vraiment qu’au XIXe siècle. Le cheval est supplanté peu à peu par l’automobile au XXe siècle.

On se déplace en train à partir de 1851.

C’est à cette date qu’est ouverte la section Nantes-Angers de la ligne de chemin de fer de Paris à Nantes après six ans de chantier. Sept gares jalonnent la ligne entre Le Cellier (gare de Clermont) et Ingrandes. Des haltes s’y ajoutent plus tard à Anetz, au bourg du Cellier et à Montrelais, à la demande pressante des habitants. Les grandes crues de la Loire provoquent des ruptures de la levée en 1856, 1866 et 1910, avec de longues interruptions du trafic. La ligne est électrifiée dans les années 1980. 

On peut prendre le train à Ligné, Teillé, Saint-Mars-la-Jaille ou Freigné, sur la ligne Nantes-Segré, ouverte au milieu des années 1880. Déclassée en 1993 entre Carquefou et Freigné, la ligne a fait place à une voie verte. Une autre ligne relie Ancenis à Châteaubriant par Mésanger et Riaillé à partir de 1912. Mais ce chemin de fer à voie étroite ne reste en service que pendant 26 ans. Déficitaire, concurrencée par le développement des poids lourds, la ligne ferme le 15 août 1938.

Rédaction et visuels : Association de Recherche de la Région d'Ancenis (ARRA)

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